La 2816 revient à Montréal

À la gare Windsor

La rame est là, et le public est admis sur une petite longueur du quai adjacent. Au delà, un policier du CP empêche les gens d'aller plus loin.

Comme il y a une voie entre la 2816 et le quai, ce n'est pas trop difficile de prendre des photos avec du recul.


Un gros plan sur l'embiellage, la distribution ainsi que le haut de la boîte à fumée montrant le réchauffeur « Elesco », la cheminée et la plaque du constructeur. Le sifflet est à l'intérieur de la boîte carrée à côté de la cheminée.


À gauche, on voit le graisseur qui distribue l'huile vers les organes mécaniques principaux, et à droite, on voit le compresseur (sous le « 28 ») et la pompe pour le réchauffeur (sous le « 16 »).

La cloche se trouve derrière les soupapes de sûreté de la chaudière. À droite, on aperçoit derrière un deuxième sifflet (lui aussi dans une boîte) le turbogénérateur dont le chuintement roulant est le seul bruit qu'on entend de la machine, hormis quelques halètements et bouffées de vapeur...

La boîte à fumée arbore deux drapeaux blancs, malgré que le nouveau règlement ne l'oblige plus pour les trains facultatifs.

Puis quelqu'un se pointe, et demande au policier du CP d'évacuer le quai, parce que les passagers du train vont descendre venir voir le train... Comme ces gonziers ont payé jusqu'à $26,000 pour un billet, ce n'est pas le genre de monde qui se mêle avec le petit peuple. Même que parmi les passagers se trouve le cousin de la reine d'Angleterre... Ah! Ça ira! Ça ira!

Mais comme j'ai pas mal pris les photos que je voulais, ça ne dérange pas trop.

La rame

Je profire ensuite de mes connaissances des environs de la gare pour me faufiler suffisamment près pour prendre quelques photos de la rame.


La locomotive est munie de deux tenders; le second emporte une réserve supplémentaire d'eau, ce qui permet d'éviter de faire appel aux pompiers un peu partout le long du voyage comme ça se fait couramment. Ensuite, trois fourgons (un wagon-scène, dont les larges portes dévoilent une scène), un wagon de marchandises et un fourgon générateur assurent l'intendance du train.

Puis les voitures commencent. On a d'abord deux voitures « coach » (des anciennes voitures de type EM du CN, construites en 1954 par Canadian Car & Foundry);

Une voiture lit de type 4-8-4 (ancienne série « E » du CN, construite en 1954 par Pullman).

Suivent ensuite une ribambelle de voitures privées avec plate-forme observatoire.

Je me hasarde plus loin jusqu'à la rue Guy, où un accès à un stationnement pour employés est grand ouvert. Chance! Le faisceau de voies se trouve juste là.

Et personne ne dit rien aux gens qui prennent des photos du train...

Une photo classique! La voiture-observatoire « Mount Stephens » en queue de rame. De quoi donner de la classe impeccable à n'importe-quel train!

En remontant vers l'avant, la voiture-restaurant « Craigellachie ». Craigellachie est l'endroit où il fut décidé, en 1886, lors de l'achèvement de la construction de la ligne du CP, de faire la cérémonie du dernier crampon.

Juste avant la voiture-restaurant, la voiture privée « Royal Wentworth ». Et, sur ces entrefaites, le train de banlieue arrive en gare. Tiens, on l'avait oublié, celui-là! Je crois que je vais rentrer en train de banlieue...

Je retourne donc à la gare, et , par chance, le train de banlieue est sur le quai qui a été évacué pour les grossiums. Je vais donc prenre le train, ce qui me petmet de prendre les deux photos ci-dessus...

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