Les tribulations d’un pas-chinois en Chine

Allons voir en Chine pendant que j’y suis… • Blog de voyage



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Le mur de pine, ou the Great Chinese Piggly-Wiggly jade rip-off caper.?
27 juin 2014

La Grande Muraille de Chine

Tout un escalier!!!

C'est pas jojo à vélo!

Est-ce qu'on peut avoir notre photo avec vous

La muraille franchit la rivière et l'autorout

Nous nous levons de grand matin, afin de pouvoir visiter la Grande Muraille de Chine. Nous sommes ramassés à l'hôtel par une toute petite fourgonnette où, outre le chauffeur, prennent place un homme, une dame et son tout jeune fils, lequel est tout excité d'êtyre en présence d'un blanc...

Après avoir réussi à monter à bord malgré l'exigûité du véhicule, on s'assied sur la banquette, au fond. On décolle sur les chapeaux de roues... Pas de ceinture. Bon, on s'en va jusqu'à Badaling comme ça? Ça n'a pas de sens.

Ah, non, ce n'est qu'un service de taxi qui nous amène à un autobus touristique qui part du hutong où nous avons soupé deux jours plus tôt...

L'autobus semble récent, mais est plutôt pisseux. Les sièges ont tous un objet ou un sac qui appartient aux autres passagers, car il fait déjà assez chaud, malgré l'heure matinale et ils ont élu d'attendre dehors.

Zhiwei me dit de descendre; nous déjeunons à grand coups de dumplings arrosé par un étrange breuvage tiède pas dégueux dont je n'ai jamais pu apprendre la teneur exacte...

Nous partons à six heures. Une guide se met à raconter je ne sais quoi en mandarin. Il faut dire que je suis le seul blanc dans tout l'autobus... J'ai eu droit à une visite pour chinois...

La circulation commence à s'épaissir, et après une demi-heure, nous roulons assez lentement. Nous traversons les divers périphériques, et nous arrivons au rond-point de Xiguan, au milieu duquel trône une statue équestre d'un empereur. La jacasseuse ne tarit pas; je glisse à Zhiwei "elle ne manque jamais de salive?" (traduit par mon téléphone), et il s'esclaffe.

Nous suivons ensuite la route G7. Je dis suivons parce que nous n'y roulons pas, car elle est à péàge... Nous empruntons la route parallelle.

La banlieue ne s'étiole pas, elle reste banlieue, et soudain, nous sommes dans les montagnes. Finalement, après près d'une heure et demie de route, nous apercevons les premières tours de la muraille.

Nous arrivons à Badaling, l'autobus se stationne et on nous remet à chacun un pendentif identifiant notre autobus (rien sur le pendentif ne nous permet de trouver de quel autobus il s'agit)...

Le pendentif nous permet aussi de passer le guichet d'admission une fois la jacasseuse ayant rempli les formalités.

Et bien voilà, je suis à la Grande Muraille de Chine. Quand j'étais petit, j'avais un livre qui en avait une illustration, et je me disais "ce serait bien de faire du vélo dessus". Or, vers l'ouest, la muraille grimpe une imposante montagne, et à cet endroit, elle est en fait un escalier où se pressent déjà un grand nombre de visiteurs...

Je pars à l'ascension quand Zhiwei me dit qu'on doit rentrer à l'autobus dans 40 minutes.

-- Quoi? je demande, éberlué. J'avais prévu y passer toute la journée!

-- C'est la visite touristique qui demande ça.

Bin là elle est bonne! Seulement 40 minutes pour visiter la Grande Muraille de Chine!!!

Je peux tout juste prendre quelques photos, et une famille de chinois me demande de me prendre en photo avec eux... J'en prend une pour moi aussi.

Broutant du noir, et sentant m'être fait rouler, on retourne à l'autobus. Près de l'entrée, un petit temple bouddiste est installé; un gars habillé en curieux costume (que j'assume d'époque) demande quelque-chose à Zhiwei, qui le rabroue sèchement... Probablement ce qui tient lieu du denier du culte, je suppose. Partout au monde, le clergé demeure un parasite)...

On rembarque et on s'en retourne. On repasse au rond-point de Xiguan, et là, on ne retourne pas à Beijing, mais on va vers l'est.

-- "On va voir des tombeaux impériaux", répond Zhiwei à mon "ouate de phoque".

On passe un imposant portail, sans s'arrêter et on continue sur le route rurale bordée par des arbres dont le bas est bâdigeonné de chaux. Ça et là, je remarque des arrêts d'autobus urbain, et nous en croisons plusieurs (le détail a son importance). Puis nous tournons sur un chemin de traverse, d'où nous rejoignons un grand stationnement bordé par des bâtisses à un étage, avec des colonnes dorées. Il y a une bonne vingtaine d'autobus dans le stationnement.

La tombe impériale? Ça m'a l'air plutôt pisseux pour un musée. Nous entrons, et la construction légère (pas en pierre) ne me donne pas bonne impression.

Dans le hall d'entrée, trône une jonque en jade d'au moins trois mètres de long. Une guide se plante juste devant et mandarinasse dans un petit haut-parleur; tout le monde s'y agglutinne si bien qu'on ne peut rien voir. Je l'entr'aperçoit en quttant la salle, mais ne peut vraiment la regarder car on me chasse pour devoir faire place à un autre groupe.

Ensuite suit une salle où divers sculptures en jade sont dans des vitrines, dont la construction artisanale ne fait absolument pas musée... Cela fait, nous sommes poussés dans une grande salle avec des comptoirs vitrines où divers objet de jade sont proposés aux visiteur...

La belle arnaque classique: les autobus jettent leur touristes qui n'ont pas le choix de se faire proposer des trucs.

Je me dis que c'est pas long, et qu'on ira voir autre chose plus intéressant. Mais pour sortir, il faut passer par TOUT le labyrinthe où on nous propose des objets dont le coût est inversement proportionne à la distance de l'entrée.

À la fin, ce sont des jouets de plastiques probablement même pas faits en Chine parce que les chinois commencent à être trop chers pour certains...

On remonte dans l'autobus, qui a eu le temps de se réchauffer avec le soleil qui tape et la climatisation éteinte. Finalement nous repartons...

... pour s'arrêter moins de 2 km plus loin dans un truc analogue, mais plus pisseux et qui se conclut dans une espèce de grande salle à manger où on nous sert un brouet curieux mais potable. D'un chariot, Zhiwei me propose de prendre une brioche avec du porc dedans. Pas trop mal.

Puis on repart.

Point de tombeau, non, mais un espèce de spectacle en deux temps. Tout d'abord, on nous donne des lunettes à 3 dimensions, puis on s'installe sur des sièges mobiles. Ce qui tient lieu de "spectacle" commence: on fait un tour de montagnes russes où, de temps à autre, on se fait menacer par des serpents.

Je suis de plus en plus dans un mode "ouate de phoque".

Le tout prend fin après 10 minutes, où nous sommes refoulés vers une salle dont la construction pourrait être la salle paroissiale de Palmarolle (c'est en Abitibi) dans les années 60, et où une jeune chinoise de tout au plus 17 ans se livre à des "acrobaties" douteuses (du genre clou enfoncé dans la narine) et des mêmes tours de magie qu'un de mes copains faisait à l'école il y a plus de 40 ans... Un truc du même acabit que les "spectacles" que ma soeur organisait avec sa meilleure amie quand elle avait 10 ans.

Bref, on nage dans l'allégrèsse...

La foule, elle, apprécie. Faut croire que j'ai pogné un voyage de chinois bien ordinaires...

Ensuite, c'est encore une enfilade d'étalages, mais cette fois-ci le labyrinthe ne permet pas de "sauter" des étapes; à la manière d'un "Piggly Wiggly" (le supermarché d'origine), on n'a pas le choix que de passer partout dans un espèce de bazar où on propose tout, du truc muche garanti d'orgine au vistemboir mérovingien (enfin, je suppose l'équivalent chinois du mérovingien)...

En attendant dehors dans une zone d'ombre qui s'amenuise, je suis en furie, tout comme Zhiwei qui doit avouer s'être fait fourrer...

-- Ça n'a pas de sens. Il y a une ligne d'autobus de ville qui passe sur la route, à côté, viens, allez, on va prendre l'autobus pour rentrer à Beijing...

-- Euh, euh, euh, fait Zhiwei (mais en chinois), non, on devrait pas faire ça (en fait, il n'est pas sûr que l'autobus roule régulièrement).

-- Si, si, on en a croisé plusieurs, il y avait toujours 3-4 personne à chaque arrêt, et les horaires (qui sont imprimées en caractères immenses) sont bien visibles.

-- Non, non, non. Bon, je n'insiste plus.

Éventuellement, on reprend la route. "Vers un édifice célèbre", que Zhiwei fait.

Sauf que cette fois-ci, on retourne vers Beijing. Du moins jusqu'au rond-point de Xiguan (qui commence à devenir célèbre) d'où l'empereur n'a toujours pas bougé depuis notre dernière visite. Mais là, on reprend la direction des montagnes, mais cette fois-ci sur l'autoroute.

On dépasse Badaling et je tente quelques photos au travers de la fenêtre sale de l'autobus.

On passe ensuite par un long tunnel, puis en ressortant, on n'est plus au fond d'une vallée encaissée. La plupart des bâtisses s'efforcent d'émuler la Muraille en se dotant d'une crénelage, y compris le mur ceignant une base de l'armée.

Après une dizaine de minutes passé le tunnel, on sort de la route, et on arrive dans un bien curieux endroit: une belle porte monumentale traditionnelle, à côté d'un stationnement où se trouvent une dizaine d'autobus.

L'endroit est extrêmement bien soigné, mais est flambant neuf; d'ailleurs, des ouvriers travaillent encore ça et là. À l'intérieur du mur, un grand préau traditionel abrite une immense sculpture de dragons; de plus en plus bizzare. Derrière le préau, une grande mare traversée par un pont de pierre en zig-zag, au milieu duquel trône une statue de Confucius, plus grande que nature.

Éventuellement, après quelques laïus tout aussi incompréhensible que les autres (c'est du chinois pour mois), on entre dans un très grand hall décoré traditionnellement, où trônent une immense divinité, une tortue-dragon et deux tables en bois. Deux escaliers mobiles montent à l'étage; y stationne la foule qui n'est admise qu'en un petit groupe à la fois.

En haut, d'autres exhibits dans des salles immaculément propres et très bien finies puis, finalement, une salle de vente où le prix des objets d'art est directement proportionnel à leur qualité et celle de l'ensemble immobilier.

Nous ressortons, puis attendons près d'une heure à l'ombre des autobus, assis dans les soutes à bagages (car l'interieur est fournatoire) pour repartir.

Sur le chemin du retour, nous voyons bien la Grande Muraille (je ne dis plus "de Chine" parce que c'est clair depuis un moment que nous y trouvons) et je tente, tant bien que mal, de prendre quelques photos.

À un endroit, des pylônes électriques ont chacun un volumineux nid d'oiseau... C'est sans doute pour éviter ça que les poteaux électiques à Beijing ont des petits moulins à vent près des isolateurs...

Passé le tunnel, nous prenons le petit chemin en épingles à cheveux plutôt que l'autoroute, puis environ Une heure plus tard, nous sommes de retour au rond-point de Xiguan.

La circulation s'épaissit, et après quelques palabres, un des passagers passent le chapeau où chacun contribue de quelques Yuan. On se cotise pour payer le péage!!! Arrivés à Beijing proprement dit, on fait le tour du quartier olympique, et on est laissé sans cérémonie devant le stade aquatique.

D'autres autobus de touristes sont là, et nous sommes assaillis de nombreux colporteurs.

Zhiwei s'époumonne à trouver un taxi, mais nous sommes en pleine heure de pointe. Sur la carte de mon téléphone, je parviens à nous localiset, et avise une station de Métro à environ 500m.

J'y traîne Zhiwei, qui n'a pas renoncé à son projet de prendre un taxi et malheureusement, il arrive à en héler un.

J'essaye de protester (pas facile avec seulement le petit écran d'un téléphone-traducteur) que ça prendra une heure parce que nous serons pris dans la circulation, il s'entête et je suis traîné à bord.

Ça a effectivement pris une heure pour faire 10 km, dont 35 minutes prises à attendre (le compteur indique le temps d'attente et la distance). Et pour faire plus chiant, nous avons traversé des quartiers animés que j'aurai bien voulu visiter, mais nous quittons Beijing demain pour Taiyuan.

Bref, une journée carrément aux poubelles.

Jugez combien la région est accidentée sur cette carte topographique soviétique du coin:

(Source).

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